Son épouse camerounaise n’a pas eu de visa et il menaçait de se trancher la gorge avec une lame de rasoir.
Hier matin, Marc Yves Fort, un Français de 48 ans, se rend au consulat général de France à Douala. En compagnie de son épouse camerounaise, Hélène Pulchérie, une ménagère âgée de 33 ans. Le couple vient pour l’obtention d’un visa qui devait permettre à Mme Fort d’entrer dans le territoire français. Ce n’est pas le premier essai. Et comme en 2005 et 2006, le sésame n’est pas accordé et Marc Yves Fort sort une lame de rasoir avec laquelle il menace de se trancher la gorge. La discussion entamée avec le consul ne donne rien de bon. Jean-Marie Martinel appelle donc le délégué provincial à la Sûreté nationale pour le Littoral à la rescousse.
Joachim Mbida Nkili rapplique et essaye, lui aussi, de discuter avec le forcené qui ne veut rien entendre, soutenu en cela par son épouse. D’ailleurs, apprend-on de source policière, à chaque fois, M. Fort rapproche dangereusement la lame de son cou. Au bout de trente minutes de pourparlers infructueux, la police et les autorités consulaires s’entendent pour désarmer Marc Yves Fort. Ce n’est pas chose facile, tant le bonhomme a pris ses précautions et s’est blotti dans un coin. Le délégué réussit cependant à le déplacer et à lui arracher, sans mal, la lame des mains. Personne n’est blessé. Le Français est ensuite menotté puis conduit sous escorte à l’hôpital Laquintinie. Selon notre source, l’homme serait en proie à des problèmes d’ordre psychologique pour lesquels il est d’ailleurs suivi en France. A la demande du consul général de France, sa sécurité continue d’être assurée par la police camerounaise. Madame Fort, pour sa part, ne doit pas être surprise du sort qui lui est réservé dans la mesure où, indique-t-on au consulat, elle aurait déjà séjourné irrégulièrement en France.
Cameroon Tribune 1er NOVEMBRE 2007